Tu me manques. Tu me manquais déjà avant ça. Je t'ai perdu plusieurs fois. Celle-là est la plus dure. C'est la dernière. J'ai mille question à te poser. Je ne peux plus. Les larmes qui coulent sur mes joues ne servent à rien. Elles coulent. Mais elles n'emportent pas ce que j'ai sur le coeur. Tu n'aimerais pas nous voir pleurer. Tant mieux, puisque tu ne nous verras plus jamais. Je ne veux pas t'oublier. Jamais. Juste oublier ce mauvais moment et ne me souvenir que des bons. Je ne pourrais jamais dire que cette fois là tu ais été fort et courageux, comme tu l'avais toujours été auparavant. Mais elle nous rattrapera tous, aussi combatif que l'on soit. Elle sera là. Un jour. Une nuit. Comme elle l'a été pour toi. Pour te soulager, elle est venue t'aider, nous rendre tristes. Toi tu avais le choix. J'aurai voulu te parler, la dernière fois remonte à bien longtemps. Le temps m'était compté, j'ai raccroché, sans te l'avoir dit. Je sais que tu le savais mais j'aurai du le dire. J'aurai voulu. Je n'hésiterai plus maintenant. Il est trop tard mais je ne referai pas deux fois la même erreur. Le poids de ces mots est encore plus fort que la peine qui me hante. Alors je te les adresse même si tu ne les entends pas : Je t'aime, Papy.